Seddouk
Taghzout veut sa mosquée
Les habitants du village Taghzouit sont montés au créneau pour réclamer la réalisation d’une mosquée et, partant, l’actualisation de l’autorisation que leur a délivrée la précédente APC pour la construction d’une salle de prière.
« Nous avons formulé une demande à la municipalité, il y a trois ans, pour la construction d’une mosquée et on nous a notifiés une autorisation pour la construction d’une salle de prière », se plaint un membre de l’association du village. « Nous avons entamé une quête entre villageois et un bureau d’études a été chargé d’élaborer les plans indispensables pour la délivrance d’un permis de construire qui nous permettra d’avoir une subvention de l’Etat et une éventuelle autorisation pour la collecte d’argent dans les mosquées », ajoute-t-il. A la demande de l’association d’affecter un terrain pour les besoins du projet d’une mosquée, l’APC a expliqué devoir respecter la procédure réglementaire.
B. Toufik el watan 17 juillet 2006
SEDDOUK « ESPACE VERT CHERCHE m2»
A Seddouk , respecter l’environnement est le dernier soucis de nos « stratèges » locaux. Tous les espaces verts qui existaient avant ont disparu, le centre ville est devenu très « béton », les nouveaux quartiers éparpillés partout n’ont respecté aucune architecture environnementale et se « bétonne » peu a peu, les sois disant discours politiques (sur la vie dans les villes) de nos ministres n’ont rien de concret a Seddouk, l’avenir anarchique de l’extension a un bel avenir, déjà il ne reste rien comme « terre ».on récupéra chaque mètre carré restant .pour construire .
On a pas mieux trouvé que l’espace oxygénateur des lycéens pour leurs installer du béton au centre d’un endroit que normalement nos « stratèges » aménagèrent spécialement pour eux vu que ça situe au centre des trois grands établissements scolaires, du stade, de la voûte. Ou mieux encore a coté de la maison de jeunes et de l’école primaire Chaouche et sous une ligne électrique on commence déjà a creuser pour je ne sais quoi, avec les constructions qui existe déjà et le portail de l’école, nos « stratèges » vont nous bâtir quelque chose pour dire aux élèves de ne plus respirer et de ne plus venir avant les cloches sinon on doit rester sur la route en compagnie des voitures.
A entendre le ministre de la jeunesse et des sports et celui de l’habitat parler de l’aménagement des espaces pour les jeunes , a Seddouk c’est le déménagement des espaces au profit du commerce ou autre « béton ».le seul endroit qui donnait, avant, une petite image d’environnement , bien sur en compagnie des orangers disparus, était le terrain ou sois disant jardin ou on a construit le centre commercial MELOUI.
C’était jolie dommage.
Des APC viennent et repartent comme « kan h’na ou rah » on peut faire ce qu’on veut sans être obliger de rendre des comptes a la population , on a jamais entendu un politik dire « j’ai fais des erreurs » , déjà pour des bilans c’est tellement positif que personne ne pose de questions ,comme si gérer le développement d’une commune se fait sans programme et sans vision futuriste « désolé : le future on connais pas ».
Même les gens ne s’intéressent pas a l’environnement ou les enfants doivent être élevé sans stresse, sans risques, ou un minimum de conditions est garanti .
donc prendre des engagements et des initiatives ou proposer des idées ou contredire les « stratèges » sans le soutien de tous ne sert a rien.
ne rien faire aujourd’hui en matière de l’environnement c’est cautionner l’anarchie et participer a des dégâts qu’on ne pourra visionné que dans des dizaines d’années.
Parler des espaces vert a Seddouk est « dépassé », le « béton » c’est la mode.
Le Racing Club de Seddouk, a été créé en 1958 par les adeptes du sport-roi, lesquels ont agi avec engagement, détermination et abnégation pour doter Seddouk d’un club de football digne de ce nom.
L’équipe, qui a enregistré un parcours honorable durant 30 ans, a vu ses sacrifices couronnés d’un succès durant la saison 1987/88 par une accession méritée en Division d’honneur de la région Est (Constantine). Tenant bon durant 3 ans, elle a craqué en 90/91, en rétrogradant en préhonneur Est. Cet enlisement dout les problèmes n’étaient pas sans conséquences a failli faire disparaître l’équipe à jamais.
Les dirigeants de l’époque ont préféré mettre l’équipe en hibernation pour une année en la retirant de la compétition le temps d’une saison, en 1993/94, dans l’attente que les difficultés que rencontre le club sur les plans financier et matériel s’aplanissent et cèdent la place aux beaux jours qui ont pointé du nez en 94/95, annonçant le retour à la compétition en Division II de la wilaya de Bejaïa, un rêve très attendu par des centaines de jeunes qui gravitent tout autour de l’équipe, certains comme joueurs et d’autres comme supporters. Une année après, durant la saison 1995/96, l’équipe a fait parler d’elle en s’adjugeant la première place qui lui a valu une accession en Division préhonneur.
Depuis, les dirigeants, conscients du rôle important que joue le club dans l’orientation des masses juvéniles, ont ouvert une école de football pour les moins jeunes qui évoluent en minimes, cadets et juniors. Ils se louvoient seuls pour rebâtir une équipe d’avenir qui puisse répondre aux aspirations des Seddoukois réputés connaisseurs et amoureux de la balle ronde. C’est en 2003/2004 que l’équipe a atteint son apogée avec une accession dorée en Régionale III. Durant la saison écoulée, le renforcement de l’équipe a été opéré avec l’apport de six joueurs évoluant précédemment à l’ORB Akbou et le recrutement de deux entraîneurs. Tout l’environnement du club a cru en les résultats escomptés par les dirigeants dont l’objectif premier était l’accession.
L’équipe a pris un bon départ avec un démarrage en trombe. Mais les déboires ont commencé alors avec les deux sanctions consécutives dont le club a écopé, et les changements à la barre technique survenus par deux fois en milieu de saison. Et débutent alors les résultats négatifs durant l’entame de la deuxième phase.
L’équipe, qui caracolait aux premières loges, perd ses lettres de noblesse en dégringolant à la 7e position. Fort heureusement, elle s’est vite ressaisie et les joueurs ont retrouvé la joie de jouer durant les dernières rencontres. Tant bien que mal, elle a terminé à la fin du championnat à la 5e place.
L. Beddar
Lutte contre le Sida
Le poids du conservatisme
La sexualité reste un tabou. Pourtant, il faut bien en parler tant c’est la voie sexuelle qui prédomine dans la transmission du sida. Selon les statistiques rendues publiques récemment par le laboratoire national de référence, relevant de l’Institut Pasteur, il y a 700 cas de sida et 1908 personnes séropositives.
Le chiffre serait beaucoup plus important aujourd’hui. Le non-recours au dépistage empêche de connaître la réalité sur le cas de sidéens en Algérie. En l’absence de vaccin pour cette maladie, qui a fait son apparition en Algérie en 1985, la seule et unique politique pouvant limiter cette endémie reste la prévention. A ce titre, le préservatif reste pour le moment le premier moyen de lutte. Cependant, cette lutte suscite des résistances dans la société. C’est du moins ce que nous avons constaté durant notre périple à travers certaines régions du pays lors du « tour de l’espoir » contre le sida et la drogue, organisé du 25 au 29 juin dernier par l’association Etoile culturelle d’Akbou. Que ce soit à Sétif, à Béjaïa, à Tizi Ouzou ou à Alger, villes par lesquelles la caravane des cyclistes participant à cette manifestation a transité, le mot préservatif reste pour la population un tabou. Il suscite même parfois des réactions violentes. Comme à Tizi Ouzou où la distribution des préservatifs par l’Etoile culturelle a failli tourner au vinaigre. Profitant de l’arrivée de la caravane à Tizi Ouzou, trois énergumènes, identifiés de par leur discours et leur tenue vestimentaire comme étant des islamistes, ont fait irruption dans le hall de la maison de la culture Mouloud Mammeri en saccageant l’exposition montée par l’Etoile culturelle d’Akbou. Identifié, l’un d’eux, après avoir fait ses aveux à la police, a expliqué sa sale besogne par sa manipulation par un imam qui lui aurait dit que ces jeunes sont en train de promouvoir la prostitution dans la région de Tizi Ouzou. A Sétif, certains jeunes interrogés ont interprété, pour leur part, les explications données dans un prospectus sur l’usage du préservatif comme une manière de sensibiliser les jeunes à verser dans la prostitution. Pour un membre de l’association Etoile d’Akbou, « les imams échappent au contrôle du ministère des Affaires religieuses », estimant que l’islamisme reste un ennemi de la lutte. « Est-ce que l’interdit est fait pour régler quelque chose ? », s’est-il interrogé. Les préservatifs, rappelle-t-il, sont remis à des jeunes à risque à titre préventif. « Ils ne sont pas distribués pour inviter les gens à se prostituer, mais pour se protéger », a-t-il tenu à expliquer. Le débat sur la sexualité suscite des controverses. On s’aperçoit que certaines populations font toujours l’amalgame entre la promotion de la sexualité et la prévention. Aux yeux de Nouhri Akli, psychologue et animateur de prévention à la Ligue de prévention et de sauvegarde de la jeunesse et de l’enfance (LPSJE) à Tizi Ouzou, « la société algérienne n’a pas le choix ». « Il y a un changement dans le comportement des gens qui doit être accompagné d’une meilleure prise en charge par une éducation sexuelle », dira-t-il. Notre interlocuteur met l’accent sur l’éducation sexuelle qui doit, précise-t-il, commencer dès l’enfance. « La sexualité est née chez l’homme. Même si l’on parle de fidélité ou d’abstinence, il y a beaucoup qui prennent des risques », a-t-il regretté. Face à cette fâcheuse réalité, à ses yeux, le mouvement associatif doit avoir un programme continu d’information, soulignant l’importance d’expliquer dans la prévention le thème de la séropositivité. Le chef d’unité du centre de transfusion du CHU de Tizi Ouzou, le Dr Chriet, estime qu’il faut inviter les gens à changer de comportement. Mme Chriet met en exergue la nécessité de mettre en place « un programme de prévention efficient et bien organisé » pour la sensibilisation des populations à risque. Pour elle, afin de mieux se prémunir contre cette endémie, il faut parler aux gens dans la langue qu’ils comprennent. « Pourquoi ne pas parler du préservatif, il faut dire des choses clairement, sans le cacher », tonne-t-elle. Le premier cas de sida à Tizi Ouzou, rappelle-t-elle, a été déclaré en 1988. Au début, explique-t-elle, les personnes contaminées, c’étaient des gens qui revenaient de l’étranger, mais aujourd’hui la transmission du VIH est autochtone. Quelque 70 cas de sida (entre séropositifs et sujets entrés dans cette maladie) ont été dénombrés dans cette wilaya durant la période allant de 1988 à ce jour, a indiqué Mme Chriet. Celle-ci a assuré, pour souligner le strict contrôle du sang, qu’« aucun cas de contamination par le virus du sida par voie de transfusion sanguine n’a été enregistré dans la wilaya. Il y a eu au total trois cas de transmission du virus par la voie de mère à enfant dans la wilaya de Tizi Ouzou », selon notre interlocutrice. Le président de l’Etoile culturelle d’Akbou, Miloud Salhi, estime que la pédophilie et la prostitution sont des phénomènes qui existent, donc il faut en parler. « La libération des mœurs, qui contraste dangereusement avec une société conservatrice et qui enregistre un déficit énorme sur les plans de la communication et de l’éducation sanitaire, constitue l’un des risques face au VIH/sida », selon M. Salhi. Face à ce danger, la seule alternative pour parvenir au ralentissement du sida reste la prévention continuelle. A ce propos, la constitution d’un réseau national de lutte contre cette endémie s’impose. Les pouvoirs publics, qui supportent 40 000 DA pour une trithérapie d’un seul cas et durant seulement un mois, devraient réfléchir à la mise en place d’une véritable stratégie de prévention en n’omettant pas le volet formation des intervenants sur le terrain de la sensibilisation des populations à risque.Un programme d’éducation sexuelle dès l’enfance est plus que jamais une urgence pour moraliser et relever le niveau de la société.
Rabah Beldjenna el watan 3 juillet 2006
Ils étaient là pour honorer certes, les étudiants qui sont arrivés à la fin de leur formation, mais aussi pour glorifier la mémoire de ce saint homme qui a fondé cette zaouia au XIVe siècle, en commençant par ériger sa première mosquée, qui a vu suivre les trois autres œuvres de ses descendants.
Ce qui était programmé comme une simple fête pour clôturer l’année scolaire au niveau de la zaouia Sidi Ahmed Ben Yahia dans la commune d’Amalou, daïra de Seddouk, s’est transformé en un grand événement ayant défrayé la chronique dans la wilaya de Bgayet durant le week-end.
C’est dans ce sens que le rendez-vous de ce jeudi a outrepassé le côté festif pour se transformer en une rencontre de théologiens et de spécialistes en sciences juridiques et islamiques.
La petite bourgade d’Amalou, située sur les monts dominant la prestigieuse vallée de la Soummam avec à la clef son oued qui serpente à travers les prés, a vécu une journée peu ordinaire rythmée par l’arrivée incessante de centaines d’invités venus de tous les coins de la wilaya et des wilayas limitrophes. Ils étaient là pour honorer certes, les étudiants qui sont arrivés à la fin de leur formation, mais aussi pour glorifier la mémoire de ce saint homme qui a fondé cette zaouia au XIVe siècle, en commençant par ériger sa première mosquée qui a vu suivre les trois autres œuvres de ses descendants.
C’est vers 8h, que le coup d’envoi des festivités a été donné. Les convives ont été invités à visiter le mausolée du saint homme, sa prestigieuse mosquée ainsi que son lieu de méditation communément appelé Takhelouit. Suite à cela, les quelques 500 invités ont assisté au passage à la tribune de quelques éminents chouyoukh qui sont, soit issus de cette école coranique (Timaâmart), soit des spécialistes en la matière, qui se sont intéressés au parcours de Sidi Ahmed Ben Yahia.
Après les brèves interventions des autorités locales, à leur tête le président de l’APW de Béjaïa, le chef de daïra de Seddouk et le maire d’Amalou, le tour est venu pour assister à de véritables cours de théologie et d’histoire, majestueusement donnés par les cheikhs Yahia Alloul, Younès Bouderouaz, Arezki Aberbache, Cheikh Elmouhoub Ouaissa et d’autres personnalités qui ont mis l’accent sur le rôle de cette zaouïa dans l’apprentissage du Coran et la propagation des valeurs ancestrales héritées de notre religion et de la jurisprudence propre à l’Islam authentique. Ces causeries religieuses et ces interventions ont été faites dans un mélange parfait d’arabe et de tamazight qui a démontré encore une fois l’universalité du dogme religieux.
Les allocutions ont toutes porté sur le rôle que Timaâmart a joué dans la formation des imams et des oulémas qui ont pour mission de transmettre les préceptes de la religion et orienter les gens sur le droit chemin, loin du fanatisme et de tout extrémisme. Tous les intervenants ont abondé dans le sens des historiens qui ont prouvé que nos ancêtres les Berbères ont adopté cet Islam propre et tolérant tirant ses fondements des profondeurs du Livre sacré qui est le Saint Coran.
Après les interventions fortement appréciées et les témoignages vivants et émouvants de quelques anciens élèves de cette école, l’heure est venue pour la remise des prix et des diplômes aux apprenants dont la promotion de cette année porte le nom de “Si Said Outayeb” de son vrai nom Abdelouhab Said, qui n’est qu’un simple bienfaiteur ayant passé sa vie au service de cette zaouïa et de ceux qui s’y rendent pour quémander la science et la théologie. Ce qu’il faudrait signaler, c’est que tous les cadeaux d’une valeur assez importante, ont été offerts par des bienfaiteurs d’Akbou, qui ont tenu à garder l’anonymat. Monsieur Badreddine Mohand Ouyidir en sa qualité de président du comité de l’association, qui porte le nom de l’éminent imam, s’est félicité de la réussite de l’événement, dont les préparatifs ont commencé il y a plus d’un mois. Pour lui ce n’est qu’un au revoir, car il a insisté à ce que ce genre de célébration soit perpétuée “pour encourager ceux qui œuvrent pour la mise en valeur de la tolérance, la paix et du savoir.” C’est avec quelques chants religieux ponctués de versets du Coran que les participants à cet évènements se sont séparés non sans avoir pris part à une waâda donnée sur place. C’est ainsi qu’on peut dire qu’au-delà du succulent couscous offert aux convives, Sidi Ahmed Ouyahia a illuminé la Soummam en cette matinée estivale de jeudi.
A. M. Arezki dk
Association Culturelle des Activités de Jeunes "Cheikh Belhaddad" 



