l Les Seddoukois auront finalement leur tribunal ce qui leurs épargnerait des déplacements à Akbou. En effet, longtemps attendu le projet de création d’une tribunal à Saddouk se précise. Pour cela une commission technique s’est rendue à Seddouk où elle a procédé au choix de terrain approprié. “Le terrain choisi se trouve à la cité Haddouche, tout près de la caserne des pompiers et non loin du siège de la daïra, lequel a été évalué il y a longtemps de cela par les services techniques de l’APC à 3 600 m2, ce qui n’est pas le cas des services de la SUCH qui l’ont réévalué récemment à 4 944 m2”, dira une technicienne des services techniques de l’APC de seddouk membre de cette commission et qui a informé par ailleurs que l’ensemble des membres ont estimé que l’endroit est adéquat pour l’implantation du dit projet, lequel rentre dans le cadre du plan sectoriel de développement (PSD).
Un conflit résolu grâce au maire
l Une issue a été trouvée par le président de l’APC de Seddouk au conflit ayant opposé l’entreprise réalisatrice du projet d’aménagement urbain de l’agglomération secondaire Takaâtz/Amalou Sidi Mouffok, à certains citoyens de ce village, et ce après s’être rendu sur le terrain pour voir de visu de quoi il s’agit. A l’origine, un parking qu’un habitant n’a pas admis qu’il soit réalisé devant sa maison de crainte de voir des automobilistes stationner devant sa porte. Pour cela, l’entreprise de crainte de modifier le plan de son propre chef a fait appel au maître de l’ouvrage, en l’occurrence la municipalité pour une solution adéquate. Ce qui a nécessité l’arbitrage du maire. “La mentalité d’un rural diffère de celle d’un citadin et les services techniques doivent tenir compte de cette caractéristique à l’avenir. Donc un citoyen de ce village ne supportant pas le fait que des automobilistes gareront devant sa porte s’est opposé à la réalisation d’un parking devant chez lui. Alors grâce à la sagesse de l’entrepreneur, ma fermeté et l’accord des citoyens une solution à l’amiable a été trouvée. Il s’agit de la suppression pure et simple de ce parking”, expliqua le président de l’APC.
Un club sportif en difficulté
Quoi que figurant parmi les plus anciens clubs de football au niveau national puisque créé en 1946, le RC Seddouk ne trouve toujours pas les moyens financiers nécessaires pour se maintenir.
Aujourd’hui, le club se trouve dans une situation très difficile. « Nous avons démarré la saison sportive sans aucun sou, c’est l’APC qui nous assure le transport et la DJS nous a payé la moitié de l’engagement pour pouvoir participer au championnat », a déclaré le président du club, Koubbi Mouhouche. Outre le déficit en moyens financiers pour les déplacements et l’approvisionnement en équipements nécessaires comme les ballons et les tenues, le club évolue dans un stade qui se trouve dans une situation lamentable. Le terrain est complètement cabossé avec un manque d’éclairage, la clôture est endommagée, bien qu’elle ait été déjà renouvelée il y a deux ans seulement, ce qui a réduit les coins du stade à un urinoir à ciel ouvert. A signaler aussi que le stade a été doté de nouvelles douches avec des sanitaires, mais elles ne sont toujours pas fonctionnelles. « Nous attendons leur ouverture par l’APC, les travaux sont déjà achevés mais la plomberie est mal faite et les robinets ne sont pas solides. Nos joueurs continuent à utiliser les anciennes douches ; l’eau est froide, ce qui peu nuire à leur santé », ajoute notre interlocuteur
LA PARTICIPATION DES AIT-SALAH AU COMBAT DE TAOURIRT 1871
Combats de TAOURIRTJuillet- Août 1871
Après ce qui s’est passé à Tamda, la riposte du commandement français fut immédiate, un fort détachement militaire puissamment armé, fut lancé à la poursuite des AIT-KACI, beaucoup pour tenter de récupérer leurs soldats prisonniers, après le compte-rendu des survivants de la bataille de tamda, il ne fallait pas perdre de temps, les français apprirent que les AIT-KACI ont suivit le cours de l’oued sébaou, les traces de leur cavalerie dans le sable de l’oued étaient bien visibles, donc pas de problèmes jusqu’au lieu dit " BOUBEHIR ", intersection de trois affluents constituant l’oued sébaou ( l’Assif Sahel, l’Assif Remane, l’Assif Oucerdoune), à partir de là, c’est la terre ferme, les traces des bêtes de somme ne sont plus visibles, pas de villages pour un renseignement sur la direction prise par les AIT-KACI.
Les français prirent pour itinéraire la ligne de crête entre l’Assif Sahel et l’Assif Remane pour aboutir à une impasse , au pied d’une portion du massif du djurdjura, lieu dit " BOUYACOUB " , actuellement centre communal d'Illoulene Oumalou, inhabité à l’époque, ne sachant plus quelle était la bonne direction , ils dressèrent leur campement pour attendre un renseignement souhaitable, à leur gauche vers l’est, c’est le début des broussailles de l’Akfadou et de l’impressionnante citadelle qui est le village de taourirt, à l’angle droit sur le bord de l’Oued Sahel, d’où les moudjahidine épiaient les soldats français qui ignoraient toujours l’emplacement des Ait-Kaci, ils ne tardèrent pas à le savoir par l’intermédiaire d’un traître qui resta à leur disposition pour leur servir de guide à travers les broussailles très difficiles d’accès pour les bêtes des somme.
Maintenant qu’ils connaissaient leur objectif, les français ne tardèrent pas à se mettre en mouvement par le bon côté, grâce à l’aide fournie par le traître, ils traversèrent l’Oued et le village Sahel par le sentier menant directement à taourirt, après avoir grimpé un bon moment, ils furent soudain reçus par une avalanche de roches et de meules de moulin à huile, c’est la débandade des soldats français, qui sont allés se regrouper plus loin au nord du village.
Le lendemain, ils se rapprochent en effectuant un mouvement tournant par le côté le plus accessible, les AIT-KACI munis du même armement que celui des français, les attendaient sur les positions préparées à l’avance, renforcés par les moudjahidine avec fusils, sabres, haches et gourdins.
Un contingent des moudjahidine tenus en réserve avait reçu consigne d’intervenir sur les arrières de l’ennemi pour provoquer la mêlée et rééditer le coup de tamda.
La bataille engagée par une fusillade nourrie de part et d’autre donna suite à un violent corps à corps, les femmes stationnées à bonne distance des combattants poussaient des " you-you " pour galvaniser l’ardeur des moudjahidine et provoquer la peur chez l’ennemi, la bataille tourna à l’avantage des Moudjahidines le village tenait bon. Les Ait-Kaci, conseillèrent les moudjahidine d’éviter les combats à distance, la meilleure tactique, c’est toujours la mêlée.
Durant tout le mois de juillet, c’était la bataille pour prendre le village de taourirt, il y avait des pertes de chaque côté, le soir les moudjahidine, sur des brancards transportaient les morts ou blessés vers leurs villages respectifs, lorsqu’ils en parlent, les gens disaient "flen est revenu sur taâricht jusqu’au village", apparemment les moudjahidine recherchaient tous, le " Martyr ".
On rapporte que Cheikh Larbi, érudit Imam de IGHIL TIZI-BOUA au cours d’un violent corps à corps, à été décapité, ses compagnons se sont jetés, sur lui pour le ramener sur l’arrière, sa tête séparée du corps, prononçait encore " ALLAH OUAKBAR ". Vers la fin de juillet, les français ont reçu des renforts, après plusieurs engagements, ils réussirent à s’emparer du village évacué auparavant par la population non combattante, ils brûlèrent maison après maison à titre de représailles. Les français ayant appris que le PC des ait-kaci se trouvait au village ait-salah, ne tardèrent pas à monter une expédition afin de délivrer leurs prisonniers. Les moudjahidine les attendaient à mi-chemin au lieu dit " TABOUCHICHT-IRRES ", une dure bataille au corps à corps s’est terminée par match nul, les français le soir venu, se sont retirés vers leur pc, à leur tour à taourirt, c’est à cet endroit en 1958, que les moudjahidine de l’ALN ont tendu une embuscade à un convoi de l’armé française et l’ont décimé, récupèrent armes et munitions, une stèle est élevé à cet endroit pour immortaliser le souvenir (simple coïncidence entre 1871-1958).
Au cours de la bataille de " TABOUCHICHT-IRRES " de Août 1871, un moudjahid de AIT-SALAH, a reçu un coup de sabre qui lui a ouvert le ventre, les intestins lui sortaient dehors, il a vu fuir ses compagnons, l’un après l’autre, sous la pression des français, l’abandonnant à son sort, lorsque survint Ouamrouche également compagnon qui sauta sur lui, courageusement le chargea sur ses épaules jusqu’au village, l’infirmier des Ait-Kaci a voulu lui suturer sa blessure, ce qu’il a refusé catégoriquement préférant le martyr " vous voulez fermer la porte du paradis ! " disait - il. Avant de mourir il improvisa un poème :
YEKKER OUMGHAR ACHIVANE
IROUH-ADHI OUTH IROUMIENE
YE OUTHITHIDE OUTEHANE
YETH ABOUTE ITHID IGZEME
YE ADADE L’HADJ MHA ATH SEID
LYAOUNE L’VAZE YOULAFENE
YARNADE LHADJ ATH KACI
L’HIDJ INES AF MERTHAYENE
YERNADE OUREZKI MESSOUAOUD
THEZOUAR YETHJADITH N'SENE
AHMED IHAMOUCHENE
LAHNAK TA DJALTH N'SENNE
OUAMROUCH MI DI HELALEF
TSA AKOUCHET ITHI DIDEME
" AHMED IHAMOUCHENE, c’est le blessé qu’on a failli abandonner ".
La soumission
Le soir, de la bataille de " TABOUCHICHT- IRRES", on ne s’attendait pas que ce serait la dernière, l’ennemi s’est replié jusqu'à taourirt, n’ayant pas atteint son objectif, la libération des prisonniers, c’est donc partie remise, a un autre jour pour la confrontation, à la tombée de la nuit, on vit soudain des feux scintiller de tous les villages de la région partant de TIROURDA jusqu'à hauteur de Djemâa-Saharidj, tout ce versant était illuminé à la grande surprise des Moudjahidines et de la population de notre région, car c’était le signal du cessez le feu, l’échec du djihad pour récupérer l’indépendance.
Le lendemain la nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre, les Ait-Kaci se concertent, pour la conduite à suivre, ils décidèrent de déléguer des éléments auprès du commandement français, pour une négociation au sujet des prisonniers qu’ils détiennent et de leur devenir en particulier. Les délégués furent reçus par le commandant français à taourirt, au nom de la France il leur fit une promesse solennelle , que tout sera pardonné et oublié sur ce qui s’est passé, dés le retour des prisonniers tout rentrera dans l’ordre et la paix.
Les Ait-Kaci examinent le compte rendu de leurs délégués, ces derniers convaincus de la sincérité du commandant avec une minorité des leurs, pendant que la majorité reste incrédule et s’abstiennent d’accompagner les prisonniers pour les remettre au commandant, un groupe seulement les emmènent à Taourirt et les présentent à leur chef. Les prisonniers témoignent favorablement à l’égard des Ait-Kaci, au sujet de leur détention, rien n’y fait, c’était un piège ils furent ligotés sans aucun ménagement et de suite mis au secret, ils furent victimes de leur naïveté au lieu de se méfier, la troupe des Ait-Kaci, qui s’est méfiée avait donc raison, il ne fallait pas attendre de clémence de la part du commandant français, en pleine nuit secrètement les Ait-Kaci, disparurent, personne ne sait dans quelle direction et jusqu'à maintenant c’est resté un mystère non élucidé. C’est vrai, qu’une chasse à l’homme était entreprise par les français pour les exterminer, leurs biens, leurs terres furent mise sous séquestre au profit de la colonisation.
Aujourd’hui, les traces de leurs résidences sont encore visibles, les terres passées en d’autres mains, leurs familles se sont volatilisées dans la nature, fuyant les représailles exemplaires dont elles allaient faire l’objet. S’il s’en trouve aujourd’hui des survivants, c’est qu’ils auront pris d’autres noms et qu’ils se soient fixés dans des régions lointaines.
Dans la mémoire populaire de notre région, leur épopée reste gravée, ils ont terminé leur histoire en Moudjahidine, que les français n’ont pas réussi à défaire grâce à leur tactique du combat rapproché.
Le Caïd Ali, qui était probablement leur chef, est mort au cours des événements, il était enterré selon son voeu, avec les Ait-Kaci de notre village, qu’il a considéré de même famille alors qu’aucun lieu de parenté n’existe entre eux.
Le cimetière des moudjahidine de 1871, existe toujours dans notre village, dans un carré de la cour d’une mosquée désaffectée, là sont enterrés les martyrs et leurs compagnons après leurs décès naturel, depuis seuls, deux habitants pour services rendus au village, ont été admis à l’inhumation auprès d’eux.
Je rapporte ce témoignage, d’après ce qui j’ai retenu et entendu auprès des vieux de chez nous, notamment auprès de âami seid, cousin de mon grand père paternel, il a vécu plus que centenaire, décédé en 1942, lors des événements 1871,il a fait partie du groupe de choc " Ait-Idjeur " sous autorité directe de Cheikh Aheddad, ce dernier l’à désigné gardien de ses bovins dans la forêt de l’AKFADOU afin d’éviter qu’il ne tombe entre les mains de l’ennemi.
J’aimais également interroger la sœur de mon grand père paternel, qui a vécue plus que centenaire, décédée en 1954, ayant conservé toutes ses facultés mentales, âamti fatima me disait :
" Mon petit frère, je me rappelle bien de ce qui s’est passé au village lors du djihad de Cheikh Aheddad, j’étais femme, j’ai participé avec d’autres femmes au sauvetage de notre récolte de céréales, il fallait moissonner en vitesse et transporter les gerbes de blé et orge en des lieux sûrs, car les roumis brûlaient tout sur leurs passages, afin d’affamer la population, c’était une année de bonne récolte " SAVA ", je me rappelle qu’au cours des travaux, la femme de mon frère aîné , ton grand père a tenu des propos jugés indignes: elle a souhaité l’arrivée rapide des roumis pour tout brûler, cela lui a valu la répudiation dès la fin du Djihad.
Les prisonniers étaient bien une vingtaine, logés dans l’ancienne mosquée sous la surveillance des soldats NATH-KACI, tous les jours, ils les sortaient pour se promener le long du ruisseau, au retour, ils ramenaient des crabes qu’ils faisaient cuire, on était étonné ! qu’ils en soient friands.
La femme était logée chez la famille " ALLILAT " où elle était constamment entourée par nos femmes curieuses de voir une française, elle s’appelait " Marie ", ne parlait pas notre langue, mais arrivait quand même à comprendre, lorsque les femmes lui disaient " A Marie les Kabyles sont en train de poursuivre les roumis en fuite vers le bateau, elle éclatait en sanglots, lorsqu’elle lui disaient, Marie ! les Kabyles reculent devant les vôtres qui ne vont pas tarder à arriver jusqu’ici, elle se mettait debout et tournoyait de joie. "
C’était les femmes du village qui préparaient la nourriture aux Ait-Kaci et leurs prisonniers, la plupart des habitants se sont réfugiés en pleine forêt avec leurs animaux, notre troupeau, c’est mon frère qui l’a conduit jusqu'au village Mehaga en pleine forêt chez ses beaux-parents, à la fin du djihad, après l’incendie de taourirt, mon père qui était à l’époque " Amine " du village appelé par le commandement français installé à Taourirt, il s’y est rendu et n’est pas revenu, il fut emmené avec d’autres à l’ Larbàa Naît-Irathen, où il est resté en ôtage pendant un an, c’est grâce aux femmes du village qui ont donné tous leurs bijoux en argent, rançon exigée par les roumis, qu’il a été libéré. Durant son absence, les habitants du village nous ont beaucoup aidés dans tous nos besoins.
Les roumis n’ont pas tardé à quitter Taourirt, que les AIT-IDJEUR se sont mis à reconstruire avant l’arrivée de l’hiver. Les hommes et les femmes de notre village ont fournit tout ce qui est bois et assuré le transport à dos d’hommes et de femmes jusqu'à Taourirt, avant l’hiver, chaque famille à pu regagner son foyer ".
Avant de conclure, je tiens à signaler un fait qui appuie mon témoignage sur ce qui s’est passé lors du djihad 1871 à AIT-IDJEUR : L’association culturelle " Taourirt 1871 " , m’a invité à une conférence débat le 8 AOUT 1992, à laquelle j’ai participé, j’ai appris auprès des vieux du village " Taourirt ", qu’au cours des travaux de réaménagement de leur cimetière, il y a de cela quelques années, une fosse commune a été découverte, où il y avait 7 crânes humains et les ossements, sans préciser leur appartenance, ça pourrait être de l’époque romaine, dirent-ils, or, hormis les français, aucun envahisseur n’a jamais mis les pieds dans notre région, c’est bel et bien les ossements des moudjahidine " Ait-Kaci " qui avaient ramenés les prisonniers français au commandant, pour se faire ligoter et ensuite fusillés pour toute réponse à leur geste humanitaire.
Les Ait-Kaci de Tamda, méritent une réhabilitation, au même titre que le bachagha Mokrani, que le Bachagha Si Slimane des Ouled Sidi Cheikh, leurs titres homologués par la France, ne les a pas empêchés, de se retourner contre elle pour le salut de la patrie.
Ait-Kaci de Tamda ont combattu côte à côte avec les moudjahidine NATH-IDJEUR, ils ont tenu en échec le bataillon français qui n’a pas réussi à atteindre militairement son objectif, le bachagha BELKACEM ATH-KACI s’est distingué contre les français lors des événements de 1856, prélude à l’assaut contre le massif du djurdjura 1857. Le bachagha SI EL DJOUDI, a été un héros, dans le DJURDJURA en 1857, il a été exilé en SYRIE et mourut en 1863 à JAFFA (PALESTINE). Il y’a eu beaucoup de bachaghas patriotes en ALGERIE qui ont tout sacrifié pour l’honneur national.
Mr ACHIT LARBI
Située dans un creux à la lisière d’une rivière, non aérée et mal exposée, l’école d’Agouni a été créée il y a quelques années pour éviter aux écoliers en bas âge des villages d’Ighil n’Djiber et de Seddouk Ouadda de continuer à faire environ un kilomètre pour rejoindre leur ancien établissement scolaire, mais force est de constater qu’elle recèle toujours des insuffisances. Les parents d’élèves sont exténués par les nombreuses doléances aussi bien écrites que verbales adressées à qui de droit, notamment aux différentes Assemblées populaires qui se sont succédé à la municipalité de Seddouk depuis son ouverture. Parmi les manques, extraits d’un chapelet d’insuffisances, figurent en priorité la cantine scolaire et un mur de soutènement prévus pourtant lors de l’ouverture de cette école. A son ouverture nous avons exigé que son démarrage ne se fera qu’après la mise en place d’une cantine scolaire. L’APC de l’époque nous a promis sa réalisation dans les meilleurs délais possibles, ce pour lequel nous avons cèdé en acceptant son ouverture. En effet dans le mois qui a suivi, les services technique ont été dépêchés sur les lieux et ont même fait le choix de terrain mais depuis le projet est renvoyé aux calendes grecques. L’année passée nous avons même recouru à une grève et on a demandé dans l’immédiat l’ouverture de cette cantine provisoirement dans le logement de fonction qui n’est pas habité depuis belle lurette en attendant la construction d’un édifice approprié. Cette solution nous a été refusée par l’APC de l’époque en répondant que le logement ne peut être transformé en cantine et pour la construction de l’édifice il manque un terrain d’assiette. Voilà ce qui nous “rassure” au moins : cette cantine ne verra jamais le jour", déplore un parent d’élèves qui ne décolère pas. Un autre problème de taille a été soulèvé aussi, il s’agit d’un mur d’enceinte pour l’établissement dont les travaux ont été entamés puis abandonnés et n’ont jamais été repris. “Nous avons demandé un projet pour la continuité des travaux du mur d’enceinte, lesquels ont été entamés puis abandonnés encore, mais la municipalité n’a pas daigné accéder à notre demande, renchérit-il. Le bloc sanitaire est dans un état lamentable. Tous les robinets arrachés ne sont pas remplacés et la toiture endommagée laisse l’eau s’infiltrer à l’intérieur au moment des pluies.
Il y a environ une année de cela, la route qui mène à cet établissement a été revêtue d’une couche de goudron mais par manque de caniveaux, l’accotement est totalement raviné par les eaux de pluie quand il n’est pas obstrué par des éboulements de terre, ce qui présente ainsi un danger certain pour les passants, particulièrement les chérubins. Cette école enclavée mérite beaucoup plus d’égard car ce sont les jeunes enfants qui pâtissent des insuffisances qu’elle recèle.
L. Beddar
Association Culturelle des Activités de Jeunes "Cheikh Belhaddad" 


