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Lundi 04 Août 2008

Déportés algériens de Nouvelle-Calédonie :

Aziz Ben Cheikh El Haddad, l’insoumis

Aziz Ben cheikh El Haddad est le fils cadet du grand leader de la confrérie des Rahmania, Mohand Améziane Ben cheikh El Haddad. Il est né en 1841 à Seddouk Oufella dans la tribu des Aït Aïdel et il était caïd des Amoucha.

Aziz et son frère aîné M’hamed réussissent à persuader leur père de participer à l’insurrection de 1871, initiée par le bachaga El Mokrani contre l’occupant français. Une fois l’alliance avec les El Mokrani scellée, le 8 avril 1871 au marché de M’cisna de Seddouk, Mohand Améziane lance son appel au djihad. Cet appel fut bien accepté par la population et une bonne partie de la Kabylie s’est jointe à cette guerre sainte. Le prestige et la renommée du père y sont pour beaucoup, son âge avancé et ses obligations religieuses ne lui permettant pas de prendre la tête de la guerre, Aziz avait donc toutes les qualités requises pour assurer le leadership de ce soulèvement. C’était un homme politique respecté, cultivé, profondément religieux et surtout un grand chef de guerre. Et c’est tout naturellement qu’on lui confia la tête du soulèvement de cette partie de la Kabylie.

Aziz Ben cheikh El Haddad le chef de guerre

Cette période de l’histoire de l’Algérie a été peu prolifique en écrits. Durant cette période, la France subissait l’humiliation de la défaite et de l’occupation d’une partie de son territoire par la Prusse, une instabilité gouvernementale chronique et pire, les événements graves de la commune de Paris, une guerre civile sanglante qui fit des milliers de morts et de déportés. Compte tenu de l’importance de ces événements, les historiens ne se sont pas beaucoup intéressés à l’histoire du début de la colonisation française de l’Algérie. L’histoire a été principalement écrite par les vainqueurs, à savoir les militaires. Elle ne pouvait être neutre. le commandant Rinn, qui a lui-même participé à cette guerre, a laissé beaucoup d’écrits à ce sujet. Un grand nombre de nos historiens se sont inspirés de ces écrits, les ont analysés et dans certains cas rétabli des vérités historiques. L’insurrection se met en place rapidement, Aziz à la tête de milliers d’hommes occupe le terrain. Face à un ennemi puissamment armé et en nombre nettement supérieur, il opte pour un harcèlement des troupes françaises, tout en veillant à propager l’insurrection aux autres régions. Son rayon d’action couvre la vallée de la Soummam, les Babors et jusqu’à la région sétifienne. Avec pour seule arme sa foi islamique, il ne réussit pas à convaincre les grandes familles acquises à la cause française et il n’a pas, non plus, pu fournir l’armement nécessaire à ses combattants. Devant le nombre élevé de troupes françaises engagées dans cette répression, les tribus kabyles finirent pas déposer les armes une à une. Aziz n’avait pas d’autre choix que de se rendre avec les honneurs au général Lallemand à Aït Hichem le 30 juin 1871.

Jugement et déportation en Nouvelle-Calédonie

Il sera jugé en même temps que son père, son frère M’hamed et tous les autres chefs du soulèvement de 1871, tels que Boumezrag Mokrani. Le procès eut lieu au tribunal de grande instance de Constantine, il durera du 10 mars au 21 avril 1873, il sera défendu par Me Léon Seror du barreau de Constantine. l’issue de ce procès ne faisait nul doute, il sera condamné à mort ainsi que son frère M’hamed. Détenteur de la Légion d’honneur, sa peine sera commuée en déportation au bagne de Nouvelle-Calédonie. Leur père sera, lui, condamné à 5 ans de prison, il décédera quelques jours plus tard dans la prison du Coudiat de Constantine. Durant son procès, Aziz remet aux membres de la cour un mémoire d’une centaine de pages. Il expose, entre autres, les raisons de ce soulèvement, dont voici un extrait : « Quant à la prison, à l’opprobre, à la mort, à la spoliation, à l’incendie et aux coups, tout cela ne ramène pas les gens à l’obéissance : peut être même ces choses augmentent-elles dans le cœur des gens et de leur suite, la haine et l’inimitié contre le gouvernement. Personne, du reste, ne peut être satisfait du trépas de son frère, de son père ou de son fils.

Quant à ceux que l’on retient loin de leur patrie, le cœur de leurs proches meurt d’angoisse pour eux, à cause de la longueur de leur séparation. On finit par les croire morts, car on ne peut s’occuper autant des absents que de ceux qui sont présents. Or, en l’année 1871, combien de gens se trouvaient en prison ou en gage entre les mains du gouvernement pour faits de révolte s’étant produits dans les années antérieures, dont les tribus, les parents et les frères semblaient ne pas s’occuper ? Et qui sait, si le plus grand nombre de tribus insurgées dans l’année 1871 ne se composait pas de parents et de gens détenus en prison, qui se seraient révoltés contre le gouvernement avec réflexion exclusivement à tous les autres, parce que leur cœur était déchiré de ce que leurs frères étaient en prison ou avaient été mis à mort. Et alors même que la prison eut été au loin, les tribus de ces gens détenus en France, ont peut-être été les premières à se lancer dans la révolte contre le gouvernement dans l’espoir de délivrer leurs frères, leurs proches et leurs fils. » En nouvelle-Calédonie, leur terre d’asile, ils côtoieront les déportés français condamnés suite aux événements de la commune de Paris et qui seront leurs compagnons d’infortune pendant de longues années. Sitôt libérés, quelques-uns de ces ex-déportés français prendront leur défense afin de les faire profiter des mêmes lois d’amnistie qui leur ont permis de recouvrer leur liberté. Les plus connus sont Louise Michel, une des grandes figures des événements de la commune de Paris et le célèbre journaliste et homme politique Henri Rochefort dont une rue à proximité de notre Ambassade à Paris porte le nom.

Evasion et mort de Aziz Ben cheikh El Haddad

Aziz, dépité par tant d’injustice décide de s’évader de Nouvelle-Calédonie. Le 20 mars 1874, Henri Rochefort et cinq de ses camarades réussiront à s’évader de la Nouvelle-Calédonie en offrant une grosse somme d’argent au commandant d’un bateau australien et ainsi acheter sa complicité. Cette première grande évasion exaspéra l’administration qui décidera d’interdire la pêche, le ramassage de bois à brûler et redoubla de dureté les conditions de vie des déportés, rendant toute tentative d’évasion très difficile mais surtout risquée.Toutes ces restrictions et difficultés n’ont pas découragé Aziz, en 1881 il réussit à s’évader pour rejoindre l’Australie, l’Egypte et enfin l’Arabie Saoudite. Son frère M’hamed fera de même, il s’évadera de Nouvelle-Calédonie le 5 décembre 1886 en utilisant de faux papiers. Après la promulgation des lois d’amnistie autorisant les déportés algériens à quitter la Nouvelle-Calédonie pour ceux qui le désirent, Aziz se rend à Paris, pour demander la restitution des biens de sa famille spoliés par l’occupant. Il profite de l’occasion pour rendre visite à un ami de détention le communard commandant Eugène Mourot, il tombe malade et décède le 22 août 1895 dans les bras de ce dernier, à son domicile situé au 45 boulevard Ménilmontant à Paris, juste en face de l’actuel cimetière du Père-Lachaise. Une précision, la pierre tombale mentionne la date du 21 août 1895 alors que dans l’acte de décès elle est du 22 août 1895, le nom et la signature d’Eugène Mourot figurent dans cet acte en tant que témoin.

Les anciens déportés communards se cotiseront pour rapatrier son corps en Algérie. Il sera enterré à côté de son défunt père dans le cimetière de Constantine et non dans celui de Sidi Mabrouk comme mentionné dans la plupart des articles publiés à ce sujet en Algérie et à l’étranger. En guise de conclusion, je voudrais rendre hommage à Boualem Bessaïh pour sa contribution à l’écriture de l’histoire algérienne et en particulier celle de l’épopée de l’Emir Abdelkader et celle du cheikh Bouamama. Dans une présentation d’un de ses livres, il écrit notamment : « Si la lecture de ce message pourra parvenir à la jeunesse de mon pays, que le jeune âge ou la naissance tardive ont privé du combat pour l’indépendance, mon ambition sera comblée. »

Rachid Sellal  elwatan 4 Aout 2008.

Lundi 04 Août 2008

Une ville-dortoir aux perspectives d'emploi quasiment nulles

Seddouk, douar de Cheikh Belhaddad, lieu où a été proclamé le soulèvement d'avril 1871, est une commune parmi les plus importantes de la wilaya de Béjaïa, située à environ 80 km du chef-lieu, Béjaïa. Ces dernières années, elle connaît un important essor de développement urbain. Un développement que n'arrivent toujours pas à maîtriser les autorités locales qui butent sur des manques de moyens pour répondre aux doléances des citoyens qui ne cessent de réclamer des commodités de première nécessité et les plus élémentaires telles que l'eau potable, l'assainissement des eaux usées ou l'aménagement des routes d'accès ou des ruelles et venelles intérieures. Ceci dit, depuis l'indépendance, les villages des communes limitrophes ont connu un exode rural massif caractérisé par une saignée de montagnards fuyant la misère sociale des bourgades oubliées et se ruant vers la grande ville. Seddouk de par sa proximité était et restera la ville de convergence par excellence. Pas moins de sept cités urbaines dont les habitations sont construites anarchiquement, ont germé aux quatre coins des banlieues de la ville de Seddouk. La commune n'a vendu aux particuliers qu'un seul lotissement. Le reste des lotissements appartenait à des gros propriétaires terriens qui ont vendu sans actes de propriété des lots de terrain comme on vend des petits pains et au comptant ou à crédit et ce, pour contourner la loi sur la révolution agraire des années 1970 dont ils ont peur des nationalisations. Cette situation était à l'origine de création des lotissements sauvages sans plan de parcellisation ni vulgarisation des lieux, des lots de terrain parfois cédé sans détermination de la surface, à vu d'oeil, à des prix dérisoires et avec des facilités de payement. Certains propriétaires ont habité des logements non finis, sans eau, sans assainissement et sans électricité. C'était au temps des constructions illicites. La cité la plus importante et la plus ancienne a été baptisée «cité d'urgence» pour une raison toute simple et facile à deviner. Les autorités locales de l'époque classant ce lotissement illicite ne cessent d'harceler les promoteurs d'arrêter les travaux mais malgré cela ces derniers continuent à achever la course contre la montre en travaillant même de nuit. Le paradoxe, une vingtaine d'années plus tard, elle est devenue une cité commerçante où les commerces des produits de la gent féminine poussent comme des champignons et attirent chaque jour un nombre incalculable de clients. Les habitations étaient pour la plupart régularisées par le fameux certificat de possession délivré par les domaines et les pouvoirs publics les ont dotées de gaz et d'électricité. Qui dit mieux ! Les conduites d'eau et d'assainissement étaient à la charge des résidents. Reste l'état pitoyable des routes dont certaines n'ont jamais reçu d'aménagement quelconque même en tout-venant-d’oued (TVO. Pour cela, les habitants, mettant en avant leur statut de citadins, ne cessent de réclamer des projets d'aménagement urbain qui puissent mettre fin à la poussière en été et à la gadoue en hiver. Autre facteur non négligeable, qui fait défaut dans ces cités, ce sont les espaces verts, auxquels personne n'y a pensé initialement. Dans ce cas, les enfants en bas âge jouent dans la rue. De son côté, l'Etat aussi a créé pas moins de 3 cités urbaines, dont la plus importante, qui connaît actuellement une expansion tous azimuts, n'est autre que la cité des 48 logements où sont concentrées d'ailleurs la plupart des agences des entreprises publiques (banque, assurance, OPGI, Sonelgaz, bureau d'études, etc.). Des logements livrés clé en main, mais en l'espace de quelques années, ils connaissent déjà des dégradations avancées à l'intérieur comme à l'extérieur avec des façades enfumées. Des espaces verts ont été créés mais jamais aménagés, et laissés à l'abandon, à la merci des broussailles et des détritus. Autant de problèmes que posent ces cités aux autorités locales qui ne savent pas comment agir pour pouvoir arriver à éradiquer les chapelets d'insuffisances qu'elles recèlent. Ceci dit, Seddouk est malade de ses cités, devenues, par la force du temps, des dortoirs où les gens qui y habitent monnaient leur force de travail ailleurs par le manque de perspectives d'emploi dans leur commune, pourtant parmi les premières à créer une zone d'activité pour juguler le chômage qui frappe tous les franges de la population en âge de travailler. Cette zone fantomatique ne présente aujourd'hui que désolation et désespoir malgré qu’elle soit dotée de toutes les commodités à même de recevoir dans de bonnes conditions les unités de production. Mais l'ironie du sort fait que seules deux usines y sont implantées et employent environ une dizaine d'ouvriers. L'activité commerciale est la seule qui se développe à une vitesse effrénée.L/BEDDAR C.alg

Samedi 02 Août 2008
Seddouk
Le stade de football à l’abandon

Le stade de la ville de Seddouk, ce joyau datant de l’ère coloniale est laissé à l’abandon avec portes et portail ouverts H/24. Il est le terrain de prédilection des délinquants de tous bords qui le fréquentent de jour comme de nuit.

Ce monument du port a contribué à la formation de génération de footballeurs ayant nourri les clubs de la vallée de la Soummam, et à un degré moindre, ceux de l’élite, à l’image des frères Kadi qui ont fait le bonheur du club de Réghaïa ou de Bénacer l’ex-sociétaire au côté d’Amaouche du prestigieux club béjaoui : la JSMB. Aujourd’hui, ce stade se meurt à petit feu et tout le monde s’en balance. Pourtant, il a bénéficié de plusieurs projets pour sa remise en l’état mais en vain du fait que les travaux ont été bâclés ou non achevés.  A commencer par la clôture de la pelouse exigée par les instances du football pour l’homologation du terrain. Ce projet a été à l’origine d’un conflit entre l’APC des années 2004 et le receveur de la Recette intercommunale de Seddouk. Le receveur reproche à la Commission de l’urbanisme chargée de l’octroi du marché le changement de la fiche technique sans son aval. La clôture devait être faite dans la première fiche technique avec la cornière 40 et totalement elle a été faite avec des tubes ronds ne résistant pas à l’assaut des bambins qui accédaient facilement à la pelouse en écartant les tubes. L’entreprise n’ayant pas été payée, a esté l’APC en justice et l’affaire traîne toujours, tandis que la clôture en question a subi des dégradations incommensurables. La question que le commun des mortels se pose : faudrait-il encore un autre projet de clôture de la pelouse avant même que l’affaire du premier projet ne soit dénouée ? En 2005, ce prestigieux terrain a  bénéficié d’un autre projet pour la réalisation de nouveaux vestiaires, les anciens jugés vétustes et exigus. Le projet a été réalisé à terme mais seulement l’entreprise avait démoli un pan du mur, faisant une grande ouverture pour le passage des camions transportant les matériaux de construction.

Au lever du chantier, elle n’a même pas daigné refermer cette ouverture, laissant une grande issue par derrière. En 2006, ce monument du sport a été gratifié d’un troisième projet pour l’amélioration de la pelouse par la pose de caniveaux devant drainer les eaux pluviales. En effet, lors des pluies la pelouse devenait impraticable par les mares d’eau boueuses qui se constituent sur toute la surface. Aussi surprenant que cela puisse paraître, ce projet n’a pas connu jusqu’à présent le début des travaux. Selon l’APC, il sont toujours infructueux. “A trois reprises, les offres dépassent largement le montant de l’enveloppe budgétaire allouée. Nous allons demander la réévaluation du montant sans cela il ne se réalisera jamais”, dira un adjoint-maire.  En 2007, c’est la totale. Un quatrième projet lui a été accordé pour le crépissage de la façade extérieure donnant sur la rue principale. L’absurdité a atteint son paroxysme avec ce qui a été fait. Une grande partie a été crépie, le reste a été laissé tel qu’il est, offrant bien sûr un visage hideux aux yeux des passants de cette ruelle très fréquentée. De tout ce qui précède : est-il normal que les pouvoirs publics accordent des projets pour l’épanouissement de la masse juvénile, projets coûtant chacun des centaines de millions et lamentablement ceux chargé de leur suivi ne semblent nullement s’en inquiéter ? Le stade est un bien de la collectivité qui ne mérite pas d’en être délesté.

L.Bedar DK

Jeudi 31 Juillet 2008

 

Théatre,Musique, Danse RAP et Dj 

Mardi 29 Juillet 2008

Seddouk: Une école pour redorer le blason terni

  • L'ex-libéro du RC Seddouk dans les années 1980, Mohand Bounzou, s'occupe actuellement de l'école seddoukoise des jeunes footballeurs sous l'égide de la direction de la jeunesse et des sports. Une belle aubaine pour les centaines de jeunes de la région de Seddouk sur lesquels repose l’espoir de redorer le blason du football local que, d’ailleurs, les jeunes catégories du RCS ont entamé de faire la saison passée en s’illustrant en Coupe de wilaya notamment. Cette jeune et prometteuse école commence déjà à cueillir le fruit de son travail puisque pas moins de trois de ses poussins, Belkacemi, M’sili et Benhama en l’occurrence, ont été retenus dans différentes sélections régionales, sans oublier le très prometteur Aït Khelifa qui figure déjà dans la sélection de Béjaïa à la Danone Cup. Lors du dernier tournoi organisé par la DJS à Akbou, les jeunes loups de Seddouk, que dirige Mohand Bounzou assisté de Benslimane, un jeune cadre du MJS, ont réussi un parcours honorable en terminant à la troisième place du classement qui compte huit écoles engagées derrière Aokas et Akbou. 
     
  • A quand remonte la création de cette école de football ?
    Après avoir entamé les démarches administratives au milieu de la saison 2006-2007, nous sommes passés sur le terrain en octobre 2007. On a retenu un groupe de 22 jeunes au bout d’un travail de présélection qui a duré deux semaines. On a programmé quelques matches amicaux avec nos amis d'Akbou et d’Ouzellaguen, tout en participant à quelques tournois organisés au niveau de la wilaya de Béjaïa. 
     
  • Après presque deux années d’existence, pensez-vous que vous avez atteint vos objectifs ?
    Oui et non. Oui dans la mesure où notre école compte plus d'une vingtaine d’élèves, car notre objectif était de rassembler le maximum de jeunes pour les occuper et leur apprendre les notions et les lois du sport roi. Nous avons participé aux compétitions de wilaya. Nous estimons aussi que les prestations de ces jeunots ont été satisfaisantes dans les différentes joutes auxquelles on a pris part. Non, en ce sens qu'à Seddouk, la politique de suivi n'existe pas. Sinon, comment un club formateur comme le RCS n'arrive même pas à s'engager en championnat de wilaya. A cela, il faudra ajouter l'absence de moyens et autres infrastructures. Le terrain communal ressemble à tout sauf à un terrain de football. Vous avez déjà un aperçu sur le malaise que traverse le football dans notre localité. 
     
  • Il paraît qu’il y a déjà des garçons qui ont déjà fait bonne impression…
    Effectivement, plusieurs de nos poussins disposent d'un potentiel appréciable. Nous avons quatre sélectionnés et d'autres qui sont en mesure de l'être prochainement. A Seddouk, les bons footballeurs ont toujours existé. Mettez-les dans de bonnes conditions et vous verrez comment ils s’exprimeront. Avec cette école, nous en donnons la preuve.
     
  • Un mot pour conclure ?
    Je remercie tous ceux qui nous sont venus en aide et particulièrement ceux qui ont contribué à la bonne marche de cette école. Je tiens à préciser que notre groupe fonctionne sous l'égide de la DJS. Que les Seddoukois retroussent  leurs manches, notamment les sportifs, car c'est vraiment malheureux ce qui arrive au RCS. Pour cette raison, je lance un appel aux âmes charitables et aux autorités locales pour venir en aide à cette jeunesse et lui éviter la déperdition. Je remercie par la même occasion Le Buteur pour l'intérêt qu'il porte aux jeunes catégories de la Kabylie profonde.
    Entretien réalisé par
    Zahir Aït Hamouda
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